04/28/2010

FAVORISER LA MUTUALISATION DES PLACES DE STATIONNEMENT JOUR ET NUIT

A l’occasion d’une rencontre avec les présidents des associations de commerçants, organisée par la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Paris (CCIP), j’ai répondu aux nombreuses questions que posent les évolutions de l’espace public parisien aux acteurs de la vie économique. Nous avons en particulier abordé le thème du stationnement.


En effet, depuis 2001, le Maire de Paris a engagé une politique de partage de l’espace public au profit des transports en commun et des circulations non polluantes. Notre volonté est d’encourager leur développement et d’inciter à la diversité des modes de transport en fonction des besoins de chacun. Les conséquences de cette évolution portent également sur le stationnement : nous avons déjà supprimé la gratuité pour la voiture et mis en place une politique tarifaire avantageuse pour les résidents, puis pour l’ensemble des acteurs économiques (artisans, commerçants, réparateurs et professionnels de la santé). Nous allons créer davantage de places de stationnement pour les vélos, les deux-roues motorisés et bientôt pour Autolib’ (voitures électriques en libre service). Je souhaite aussi une meilleure utilisation des places existantes. Dans cet objectif, le stationnement de nuit sur les zones de livraison est testé depuis mars 2009 dans le 3ème arrondissement et dans trois quartiers du 17ème. Ce dispositif fait ses preuves et en partenariat avec la Préfecture de Police, la CCIP et les transporteurs de marchandises, je voudrais l’étendre à tout Paris d’ici la fin de l’année. Autre moyen d’action : valoriser les places sous-utilisées dans les parkings souterrains qui sont souvent libres le soir et le dimanche. Enfin, pour appliquer ces mesures, la question du contrôle est essentielle. En effet, ces aménagements ne suffisent pas à une bonne politique de circulation. Aujourd’hui par exemple, un automobiliste sur dix seulement paie le stationnement rotatif. La réglementation doit être respectée pour que ces aménagements bénéficient au plus grand nombre. C’est pourquoi nos efforts doivent aussi s’accompagner de ceux du Préfet de Police que j’ai alerté sur ce sujet à diverses reprises.