05/11/2011

ETAT DES LIEUX AVANT CHANGEMENT DE LOCATAIRE

4 ans que Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République. 9 ans que la droite est au pouvoir. Pour quel résultat ? Une France qui doute d’elle même, gangrenée par le chômage et la baisse du pouvoir d’achat, divisée par un gouvernement qui attise les peurs, exaspérée par un pouvoir qui ne l’écoute plus, mais à qui il reste encore un an pour faire pire. Dans tous les domaines, la droite s’agite beaucoup, légifère à tour de bras, mais au final échoue.

Du dîner du Fouquet’s à la suppression de l’ISF, en passant par le bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy est le président des riches, jusqu’à la caricature. Injuste est sans doute le mot qui caractérise le mieux sa politique : c’est toujours aux classes populaires et moyennes qu’il demande de faire des efforts, mais uniquement aux plus fortunés qu’il fait des cadeaux.

Celui qui s’auto-proclamait le « Président du pouvoir d’achat » est celui du chômage de masse et de la précarité, avec plus de 4 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi. Les actionnaires du CAC 40 se porte très bien eux, mais tous les autres, y compris ceux « qui se lèvent tôt et qui travaillent dur », subissent au quotidien la hausse des prix. Le RSA est devenue une bonne mesure et voici que la majorité veut la changer.

Parmi les nombreux slogans qui lui servent de politique, « le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux » est sans doute celui qui a fait le plus de mal au pays en affaiblissant aveuglement chaque service public. L’éducation nationale est exsangue, la justice au bord de la rupture, les policiers font la grève, les chercheurs fuient à l’étranger et il n’y a plus personne pour déneiger les routes en hiver. Quant à la gestion des finances publiques, on peut la résumer en un chiffre : la dette de la France a doublé en 10 ans. Du jamais vu.

La liste est encore longue puisque nous pourrions également citer la santé devenu un luxe avec la création des franchises médicales, le non remboursement des médicaments et les déserts médicaux qui s’étendent. Les attaques répétées contre la laïcité, la casse systématique des contres-pouvoirs, comme le Défenseur des Enfants, et le redécoupage électoral anti-démocratique. La réforme des retraites qui ne règlent rien et les heures supplémentaires qui détruisent des emplois.

La rupture du cordon sanitaire qui séparait jusqu’ici la droite républicaine et l’extrême droite. Par un calcul politicien des plus cyniques, Nicolas Sarkozy a repris le discours et une partie du programme du Front National : le Ministère de l’identité nationale, la politique d’immigration, la politique sécuritaire et la recherche permanente d’un bouc émissaire.

Toutefois, il serait injuste d’attribuer ce lourd bilan au seul Nicolas Sarkozy. Il a été aidé par la majorité « présidentielle », comme elle n’ose d’ailleurs plus s’appeler, qui a mis en place sa politique. Cette majorité est la même depuis 2002 et Nicolas Sarkozy a été le numéro 2 pendant 5 ans. Il voulait en 2007 incarner « la rupture » avec la politique de Jacques Chirac, il est en train de réaliser la cassure avec notre pacte républicain.