01/18/2012

ÉDITO D’ANNICK LEPETIT

L’année 2012 a donc commencé. Nous en avons tellement parlé en 2011 qu’elle a fini par venir.  Chacun a conscience qu’elle est importante. Pour soi, ses proches, l’avenir de notre pays. Chacun sait que cette nouvelle année devra être porteuse de changement.

En 2007, Nicolas Sarkozy promettait « la rupture » avec la politique d’avant, celle de Jacques Chirac, mais le changement s’est transformé en reniement.

La retraite à 60 ans

Il y a 5 ans à peine, le candidat Sarkozy s’engageait à ne pas toucher à la retraite à 60 ans puisqu’elle était financée jusqu’en 2020. Il affirmait ainsi en mai 2007 « le droit à la retraite doit demeurer ». Pourtant, en 2010, le même décidait qu’il était urgent de le supprimer au nom de la dette publique et pour que la France garde sa note « triple A ». En 2012 la dette s’est creusée de plus de 612 milliards € et la France a perdu son triple A !

La hausse des impôts et la baisse du pouvoir d’achat

La 1ère réforme du Président de la République a été de créer le bouclier fiscal pour protéger les plus riches, puis de s’attaquer à l’ISF, ensuite de baisser la TVA pour les restaurateurs pour la rehausser 2 ans après avec une perte de 2,5 milliards € pour le budget de l’Etat.

Sans compter les dernières augmentations de la TVA en fin d’année dernière, nous voici en ce début d’année menacé par une nouvelle hausse baptisée « TVA sociale » consistant à compenser la baisse des charges sociales des entreprises par l’augmentation de 4 à 5 points de TVA. Le gouvernement a inscrit cette mesure à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en février ou mars prochain. Ce sera donc le 3ème plan de rigueur en quelques mois, mais sans les résultats escomptés pour notre économie, bien au contraire. La multiplication des taxes (24 créés ces 5 dernières années), l’explosion du chômage pourtant prévisible, la perte des emplois industriels qui s’est accélérée (750 000 emplois supprimés en 10 ans, 350 000 depuis 2007) est le résultat d’une politique de l’improvisation, de cafouillage et d’esbroufe qui se voit davantage en pleine crise.

La volonté et l’énergie dont se vante tant Nicolas Sarkozy se heurtent à la réalité de son action : la mollesse avec les banques et la violence avec les contre-pouvoirs (syndicats, associations, journalistes…).

La frénésie des annonces du chef de l’Etat pendant 5 ans ne gommera pas des erreurs dramatiques qui aujourd’hui plombent aussi la confiance de nos concitoyens.

L’espoir en 2012 avec François Hollande

En portant haut et fort l’ idée de justice et de progrès, François Hollande renoue avec une belle ambition collective, si chère à la gauche.

En affirmant sa priorité à la jeunesse, notre candidat trace la route vers l’avenir.

Notre pays dit-il, recèle d’initiatives, d’engagements, de ressources, de curiosité et ce foisonnement est encore trop retenu. Il veut rassembler pour combattre les divisions, les stigmatisations, les dénigrements et proposer un rassemblement autour de la promotion de la génération qui vient, de la place qui est la sienne et des conditions de son accomplissement.

En investissant dans l’éducation, l’enseignement, la culture, la recherche, les nouvelles énergies, François Hollande crée de la confiance, suscite des vocations et fait le choix de la réussite.

Car il faudra faire des choix. Malgré les discours qui voudraient nous faire croire qu’il n’y a plus le choix, que si nous ne faisons pas comme on nous dit de faire, ce sera la guerre (le Président de l’Assemblée Nationale a osé brandir cette menace). Il y a bien des choix à faire, et c’est encore notre liberté que de le faire savoir.

Le choix de la connaissance et celui de la justice, de la redistribution des efforts et des richesses, de la solidarité et de ré-enchanter le rêve français. C’est le choix de François Hollande.

Il y a des défis incontournables, mais il n’y a jamais une seule politique pour les relever.