04/13/2012

DESTRUCTION DE L’EMPLOI ET CHÔMAGE : LE LOURD BILAN DE LA DROITE

Parmi les nombreux échecs du Président sortant, le plus grave est sans doute son bilan en matière de chômage : 4.278.600 personnes inscrites à Pôle Emploi, c’est du jamais vu. En 5 ans, ce sont 1 millions de personnes supplémentaires qui se sont retrouvées sans emploi.

La crise est devenue l’excuse habituelle de celui qui veut décider de tout, mais n’être responsable de rien. Elle a évidemment rendu la situation économique difficile et a détruit des milliers d’emplois. Mais elle ne justifie pas tout.

La droite est au pouvoir, elle a voté des lois et pris des décisions. Le chômage de masse est aussi la conséquence de sa politique. Souvenons nous des heures supplémentaires défiscalisées qui freinent l’embauche. La majorité a choisi l’austérité plutôt qu’un vrai plan de relance. Elle a décidé de baisser de 10% tous les ans le budget de l’emploi quand le nombre de chômeurs explose. Notre industrie a été sacrifiée et c’est 750.000 emplois qui ont été perdus depuis 2002, sans que les gouvernements successifs ne se manifestent.La réalité, c’est que la droite n’a jamais su comment provoquer la croissance et créer de nouveaux emplois. La realité est que la dernière fois que la France a connu de bon résultats économiques, c’était entre 1997 et 2002, sous le gouvernement de Lionel Jospin. La gauche avait réussi a pousser la croissance à plus de 3% chaque année et à créer 2 millions d’emplois.

C’est cette dynamique que nous voulons créer avec François Hollande grâce à un ensemble de mesures précises et réalistes. Dès l’été 2012, si nous sommes élus, nous voterons les lois pour l’emploi des jeunes. Les emplois d’avenir signifient concrètement que 100.000 jeunes, aujourd’hui au chômage, seront embauchés dans l’année dans les secteurs de l’environnement et du développement durable. Le contrat de génération sera mis en place avec les entreprises pour l’embauche d’un plus jeune et le maintient d’un senior a son poste qui aura la mission de le former.

Une véritable politique industrielle sera menée afin de relocaliser les emplois en France et de développer les secteurs d’avenir. Une Banque Publique d’Investissement viendra soutenir les entreprises qui innovent. L’impôt sur les bénéfices descendra à 15% pour les PME, qui créent la plus grande partie des empois et doivent être encouragées, quand celui des grands groupes montera à 35%. Il variera également selon que les profits seront distribués aux actionnaires ou réinvestis dans l’entreprise.

La construction massive de logements entraînera de nombreux emplois dans les secteurs du bâtiment et des nouvelles énergies.

Parce que l’économie ne se limite plus aux frontières de l’hexagone, cette politique ambitieuse doit être aussi portée au niveau européen. C’est pourquoi François Hollande proposera dès le mois de juillet de renégocier le dernier traité de stabilité, signer par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, pour réorienter l’Europe vers la croissance et l’emploi.

Le chômage n’est pas une fatalité. Mais pour en sortir, il faut d’abord le bon diagnostique et ensuite les bons remèdes. C’est ce que propose François Hollande et c’est pour ça que nous devons être nombreux à voter pour lui le 22 avril prochain.