10/01/2009

DESATURATION DE LA LIGNE 13 : QUAND LA DROITE ARRETERA-T-ELLE DE FREINER LES PROJETS ?

ligne13.gifJ’ai pris connaissance du rapport final remis hier au gouvernement par le député UMP Gilles Carrez, sur les nouvelles sources de financement des transports en Ile-de-France.
Ce rapport contient plusieurs propositions qui sont en totale contradiction avec les orientations qui avaient pourtant été débattues au sein de la commission mise en place par Gilles Carrez.
Je constate que les pressions gouvernementales ont fait voler en éclats, la démarche partenariale qui avait été initiée.
Je vois, une fois de plus, que la droite veut suspendre les projets
et les conditionner à la mise en place de la société du Grand Paris.

Alors que nous nous étions tous accordés sur l’urgence de dégager des financements pour mettre en œuvre rapidement les projets inscrits dans le Plan de mobilisation porté par les élus franciliens.
Les propositions contenues dans le rapport final risquent de mettre à mal nos objectifs.
J’ai toujours soutenu la nécessité de désaturer urgemment la ligne 13, dans le cadre d’un financement maitrisé et d’un calendrier contenu. Le STIF a apporté une réponse adaptée qui consiste à prolonger la ligne 14 jusqu’à la mairie de Saint Ouen.
Au lieu de cela, le rapport de Monsieur Carrez souligne la nécessité de financer une ligne 14 qui serait en fait une liaison rapide entre les deux aéroports de Roissy et Orly, faisant ainsi passer le projet de 1 à 5 milliards d’euros !
Le rapport va même plus loin puisqu’il préconise de confier la réalisation de ce projet à la société du Grand Paris qui n’existe pas encore.
Le message de la droite est donc clair : tant que le projet de loi sur le Grand Paris n’est pas adopté et tant que la Société du Grand Paris n’est pas créée, aucun projet ne doit voir le jour.
Ce message me semble tout à la fois irresponsable et irrespectueux tant vis-à-vis des usagers que vis-à-vis des élus, dont les projets auraient pu être accélérés depuis bien longtemps si le partenariat avec l’Etat avait pu se mettre en place.