10/29/2009

DEPENSES PRINCIERES D’UNE MONOCRATIE RAMPANTE

gaspillage-2.gifNous connaissions le goût prononcé du Président pour la communication au détriment de l’action politique, et un budget devenu réellement élyséen en la matière… hausse record de 79 % en 2010 du budget pour les matériels et équipements de communication de l’Elysée, passant de 1,395 million € à 2,49 millions € !La présidence française de l’Europe restera également comme l’une des plus onéreuses pour le contribuable.
Un rapport de la cour des comptes remis au Sénat pointe du doigt les 171 millions € dépensés par la France pour la présidence de l’Union européenne dans le second semestre 2008. Le sommet décidé par N. Sarkozy pour lancer son projet d’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008, au Grand Palais, aura coûté pas moins de 16,6 millions € en installation, démontage, nettoyage, dîner à 1 million € pour 43 convives, en aménagements divers et variés dont le plus contestable demeure sans doute l’installation d’une douche présidentielle, dernier cri, pour 245 572 €…
Outre le montant affolant des dépenses, le rapport note « le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques…. Alors que la dette atteint près de  1500 milliards €, soit 85% du PIB, que le déficit de la sécurité sociale caracole à 30 milliards €, que le gouvernement invite les français à toujours plus de rigueur budgétaire dans leurs dépenses de santé, d’éducation tout en consolidant le bouclier fiscal des plus aisés, cette dérive princière est particulièrement scandaleuse.
Elle est la marque d’une déliquescence du régime qui ajoute à la concentration du pouvoir dans les mains d’un clan, aux dérives liberticides ou encore au népotisme assumé… le faste du prince.