02/26/2014

Conférence de presse à l’Assemblée nationale

Point presse 25022014Lors de ma conférence de presse à l’Assemblée nationale, j’ai parlé de la situation en Ukraine et en Centrafrique, de la session parlementaire qui s’achève et de la manifestation à Nantes qui s’est déroulée le week-end dernier.

 

L’Ukraine

 

Le bouleversement qu’est en train de vivre l’Ukraine montre qu’il n’y a plus de place en Europe pour ces pouvoirs autoritaires tout droits sortis de la guerre froide et qui croyaient pouvoir régler leurs problèmes par la force.La détermination des nouveaux responsables ukrainiens de ne pas reproduire les erreurs de la révolution orange est à encourager, et le rôle déterminant qu’ont joué la France et l’Europe dans le dénouement de la crise est à saluer.En conjuguant leurs efforts, en constituant un noyau dur qui a entraîné tous les autres, la France, l’Allemagne et la Pologne ont fait la démonstration que l’Europe est en mesure de traiter d’égale à égale avec la Russie et les autres puissances dès lors qu’elle est unie.L’Union européenne a désormais la responsabilité d’assurer le devenir de l’Ukraine. Cela veut dire 3 choses : 1/ Prévenir les risques de faillite et de partition qui sont bien réels ; 2/ Proposer un partenariat politique qui réponde au souhait d’unité des Ukrainiens ; 3/ Tout faire pour intégrer la Russie à cette nouvelle donne. 

Centrafrique

 

L’opération Sangaris a rempli le premier objectif que lui avait assigné le président de la République : stopper les massacres, empêcher un nouveau génocide. La situation a été stabilisée et s’il y a encore des exactions de part et d’autre, la présence de nos troupes et le désarmement des groupes activistes ont permis de les réduire.

Mais nous sommes lucides. On n’arrête pas une guerre civile par un claquement de doigts. Les dangers de partition du pays et de nettoyage ethnique dans un certain nombre de régions sont une réalité qui demande du temps et des renforts. Une nouvelle fois, le président de la République a pris ses responsabilités en décidant le renforcement de notre force d’intervention. Mais la France ne peut pas être la seule à soutenir le peuple centrafricain. L’Europe doit tenir son engagement de lui prêter main forte. Quant à l’ONU, on attend qu’elle accélère le déploiement de la Misca qui, à terme, doit remplacer nos forces.  Nous connaissons les réserves et les hésitations de nos partenaires, mais elles ne sont plus de saison.

En Centrafrique, la France ne défend pas des intérêts économiques et stratégiques. Elle n’est l’adversaire de personne, ni des musulmans ni des chrétiens. Sa seule ambition est de porter secours à une population menacée et de l’aider à jeter les bases d’un Etat qui permette aux Centrafricains de décider pacifiquement de leur avenir. La nomination d’une présidente par intérim énergique, Catherine Samba-Penza, et l’ouverture d’un dialogue inter-religieux sont l’amorce de cette réconciliation nationale.

C’est une mission difficile et je veux rendre hommage à nos soldats qui l’accomplissent au péril de leur vie, comme l’a rappelé la mort de trois d’entre eux et de deux militaires tchadiens. C’est aussi pour leur mémoire qu’il faut finir le travail.

 

La session parlementaire

 

Notre politique de redressement est en train de remettre le pays sur les rails. Le plus dur de la crise est derrière nous. Les premiers résultats sont timides mais la croissance repart, le chômage se stabilise, l’investissement, la consommation et l’emploi s’améliorent. Les réformes que nous avons adoptées vont permettre aux Français de recueillir les premiers fruits de leurs efforts en matière d’emploi et de pouvoir d’achat :

–       C’est la loi logement qui  va réduire le coût du logement avec l’encadrement des loyers, la garantie universelle contre les impayés et la modération des commissions d’agence.

–       C’est la loi consommation qui va réduire les prix sur des produits de base et mettre en place l’action de groupe.

–       C’est la proposition de loi « Florange », votée hier soir par toute la gauche,  et qui va permettre de défendre le maintien de sites industriels en France en obligeant un groupe qui veut céder une unité de production rentable à chercher un repreneur, tout en limitant les OPA hostiles contre nos entreprises.

–       C’est la réforme de la formation professionnelle qui va poser les fondations d’une sécurité sociale professionnelle avec la création d’un compte personnel de formation et la priorité donnée aux chômeurs et aux moins qualifiés.

–       C’est la proposition de loi sur l’encadrement des stages pour empêcher les abus qui crée de nouveaux avantages comme les tickets restaurant, le remboursement des transports, la protection en cas de maladie…

Alors, oui la gauche peut être fière de ce qu’elle accomplit.

 

La manifestation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes

 

Pour nous, il n’y a pas des bons et des mauvais casseurs. Toutes les violences sont inacceptables et doivent être condamnées fermement.

C’est notre différence avec la droite. Je rappelle que MM Copé, Jacob et consorts étaient au premier rang des manifestations violentes contre le mariage pour tous et qu’à aucun moment ils ne les ont condamnées ou ne s’en sont désolidarisés. Pis, M. Copé est allé jusqu’à exprimer sa compréhension pour les violences de la manif « jour de colère ». Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir d’eux en la matière.