07/21/2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DE BERTRAND DELANOË : HÉBERGEMENT D’URGENCE

Paris, le 21 juillet 2011

Je viens de prendre connaissance du communiqué de presse de Mme Pécresse, porte parole du gouvernement, au sujet de l’hébergement d’urgence. Mme Pécresse affirme que les 4 500 places d’hébergement d’urgence en Île-de-France ne sont pas supprimées mais seraient d’ores et déjà compensées par des places en logement intermédié.

C’est faux et Mme Pécresse aurait dû écouter son collègue du gouvernement, M. Apparu, qui indiquait hier soir sur France 2 que ces logements ne seraient créés au mieux qu’à la fin de l’année 2011.
Cette déclaration est proprement scandaleuse car elle revient à nier la situation dramatique des familles qui se retrouvent aujourd’hui à la rue ou hébergées aux urgences hospitalières à la suite de la suppression de 4500 places d’hébergement du Samu Social.
Pour héberger ces familles à la rue, il n’y a qu’une seule réponse d’urgence à apporter : redonner immédiatement au Samu Social les crédits nécessaires à son fonctionnement. C’est la demande que je formule à nouveau avec beaucoup de gravité au gouvernement.

Paris, le 21 juillet 2011

Hier soir, au 20h00 de France 2, Benoist Apparu a reconnu que l’Etat avait supprimé 4 500 places d’hébergement d’urgence et il n’a apporté aucune réponse immédiate aux familles qui se retrouvent aujourd’hui à la rue.

Ne semblant pas réaliser l’urgence de la situation, il n’envisage de recevoir les associations de solidarité qu’en septembre et de n’offrir des possibilités de logement aux familles qu’à la fin de l’année. C’est donc une fin de non recevoir qu’il donne aux femmes, hommes et enfants qui se retrouvent aujourd’hui sans aucune solution d’hébergement.

Je demande avec beaucoup de gravité que le gouvernement reçoive, sans attendre, dans les jours qui viennent, les associations et rétablisse immédiatement les crédits nécessaires au bon fonctionnement du Samu Social, qui ont été supprimés au cours des derniers mois.