11/25/2008

COMMUNIQUÉ D’ANNICK LEPETIT : CONDAMNATION DU DAL

Le Parti socialiste regrette la condamnation de l’association Droit au logement (DAL) à une amende de 12.000 euros.
Elle fait suite à une action en justice de la préfecture de police de Paris soit l’Etat.  Le motif invoqué se référant à l’article 644-2 du code pénal est tout bonnement scandaleux : dépôt et abandon d’objets embarrassant la voie publique sans nécessité.

On découvre donc grâce à cette affaire qu’aujourd’hui, en France,  une tente qui protège du froid une famille obligée de dormir dans la rue est un objet sans nécessité. Qu’apporter de l’aide à des hommes, des femmes et des enfants qui se retrouvent sans domicile en plein hiver est condamné par la loi.
L’Etat a été plus prompt à saisir la justice contre cette association qu’à apporter une réelle solution aux problèmes soulevés. Sur les 374 familles sans-logis qui avaient campé rue de la Banque il y a un an, seules 130 ont à ce jour été relogées.
Le Ministère s’était pourtant engagé à ce qu’elles le soient toutes en un an.
Le DAL fait partie de ces associations qui se battent au quotidien pour faire vivre la solidarité nationale, en luttant pour un droit au logement pour tous. Depuis 18 ans, ils ont, à de nombreuses reprises, organisé des actions d’envergure qui ont rendu visible aux yeux de tous les problèmes que rencontrent les plus démunis. Mais c’est la première fois qu’un gouvernement intente une action en justice contre eux, et qu’ils sont condamnés. C’est une dérive inacceptable qui risque de mettre en péril la survie même de l’association.
Le Parti socialiste assure de sa solidarité le DAL et ses militants. Il demande à ce que l’Etat se ressaisisse et déploie plus d’énergie à trouver des réponses aux problèmes de logement qu’à pénaliser ceux qui les dénoncent.