03/13/2011

COMBATTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE DES JEUNES

Le chômage des jeunes est l’une des pires caractéristiques de la société française. Le taux de chômage des 15-24 ans s’élève actuellement à 22,3 %, contre 9,6 % pour l’ensemble de la population active, soit 660.000 personnes. Trouver un premier emploi stable est devenu un véritable parcours du combattant, une période où l’on multiplie les stages sous-payés et les emplois précaires. Cela renvoie aussi à la défiance qu’ont depuis trop longtemps l’Etat et nos entreprises envers notre jeunesse, et donc notre avenir.

Mais cela ne semble pas gêner particulièrement le gouvernement. Pour toute réponse, le Président de la République annonce qu’il va demander aux sous-préfets de mobiliser les services publics et à Pôle Emploi de recevoir dans les 3 mois tous les chômeurs de plus d’un an. Le Chef de l’Etat sous-entend-il que ce n’était pas déjà le cas ?

Si la droite refuse de prendre la mesure du problème, les socialistes eux l’on fait. 10 propositions claires et efficaces ont été présentées cette semaine pour faire de l’emploi des jeunes, plus qu’une priorité, une réalité.

Nous proposons de créer 300.000 emplois d’avenirs à temps plein dans le secteur non marchand, financés à 75 % par l’Etat et d’une durée maximum de 5 ans.

Les jeunes ne doivent plus être considérés comme de la main d’oeuvre exploitable à bon marché. Nous encadrerons strictement les stages pour ne plus voir d’entreprises remplacer de vrais emplois par de faux stagiaires. Nous limiterons le recours au travail précaire en augmentant les cotisations des entreprises qui en abusent. Le CDD doit redevenir l’exception et non un passage obligatoire.

Nous développerons les formations en alternance qui permettent d’entrer plus facilement dans la vie active. Nous mettrons en place une véritable politique d’information et d’orientation tout au long de la vie pour que les jeunes scolarisés, mais aussi les actifs voulant changer de branche, puissent choisir leur voie en toute connaissance de cause.

Le CV anonyme sera généralisé pour permettre aux personnes discriminées de passer la première barrière des préjugés. La loi de 2006 sur le sujet n’était qu’un effet d’annonce de la droite et n’a jamais été appliquée. Chaque jeune sans qualification, ni formation, pourra être pris en charge par un tuteur dans l’entreprise qui l’embauchera. L’Etat soutiendra ce passage d’expérience en prenant en charge 1/5 du temps de travail du formateur. Cela permettra également d’inciter les plus anciens à se maintenir dans une forme d’emploi à la fois moins pénible et plus gratifiante.

Aujourd’hui, 20 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. Pour sortir de cette situation inacceptable, nous étendrons le RSA aux chômeurs de moins de 25 ans en fin de droits et créerons une allocation d’études pour les étudiants.

Depuis 10 ans, la jeunesse est montrée du doigt par le pouvoir en place. Il est grand temps de réconcilier la France avec sa jeunesse en redonnant à chacun la confiance et l’espoir.