09/30/2013

COLOMBE BROSSEL REPOND AUX AMALGAMES ENTRE PERISCOLAIRE ET ACTIVITES SCOLAIRES

Les propos qu’a tenus dans Le Parisien la candidate UMP à la Mairie de Paris, relatifs à la réforme des rythmes éducatifs, sont inexacts, et traduisent sa volonté d’instrumentaliser les questions d’éducation à des fins purement politiciennes.

Contrairement aux allégations de Nathalie Kosciusko-Morizet, la concertation a été au cœur des préoccupations de la Ville. Députée-Maire de Longjumeau, elle n’a manifestement pas connaissance de la consultation mise en œuvre par la Ville de Paris qui a recueilli plus de 13 000 avis, notamment  de parents d’élèves. C’est d’ailleurs à partir de ces avis que le choix des temps périscolaires a été arrêté.
Par ailleurs la Ville de Paris a mis en place un dispositif de suivi école par école qui permet de répondre aux interrogations des parents.

Concernant la fatigue des enfants, c’est bien pour lutter contre la trop grande concentration du temps d’école, et permettre aux enfants d’apprendre dans les meilleures conditions que cette réforme a été mise en œuvre et la classe organisée sur 4 jours et demi. En effet, tous les médecins, chronobiologistes et spécialistes de l’éducation convergent pour dire que la semaine de quatre jours était défavorable aux apprentissages, et c’est sur ces avis scientifiques que la réforme, nationalement, s’est fondée.

S’agissant de la formation des encadrants, une fois de plus Nathalie Kosciusko-Morizet fait preuve de condescendance à l’égard des personnels de la Ville. Les Asem (agents spécialisés des écoles maternelles) sont des personnels municipaux qui connaissent très bien les enfants pour être en contact avec eux au quotidien. 80% d’entre elles sont titulaires du CAP petite enfance. Elles ont par ailleurs reçu une formation complémentaire avant l’été qui se poursuivra  au mois d’octobre. Les animateurs développent depuis des années, dans les centres de loisir de la Ville, des activités de grande qualité très appréciées des parents.

La Ville de Paris a rigoureusement sélectionné les offres associatives, pour beaucoup déjà bien connues de la Ville. Le choix des associations a été entériné par un vote au Conseil de Paris de juillet, dans la transparence la plus totale, et sur des critères très clairs : qualité du projet pédagogique, qualité de l’encadrement, caractère novateur des projets. L’UMP n’a pas voté contre.

La qualité des ateliers ainsi que la sécurité des enfants sont au cœur du projet parisien. Ainsi les 385 Responsables éducatifs Ville déjà en place vont être renforcés par 184 nouveaux agents et une somme de 1000€ est mise à disposition des écoles pour l’achat de matériel supplémentaire. De même, les ajustements récents ont permis de commencer à régler les difficultés liées au ménage dans les locaux.

La Ville de Paris a toujours affirmé que cette réforme ambitieuse, qui s’inscrit dans le cadre de la refondation de l’école engagée au niveau national, nécessitait des ajustements réguliers. C’est en écoutant les parents, mais aussi les représentants syndicaux, les fédérations de parents d’élèves et les Directeurs d’école, que nous modifions notre dispositif en temps réel, au plus près des besoins. Des comité de suivi ont déjà eu lieu dans de nombreux arrondissements et permettent d’écouter localement les différents acteurs. Ils poursuivent la longue concertation entamée depuis le début de l’année, avant la mise en place de la réforme. Un comité parisien de suivi et d’évaluation aura lieu en octobre, conformément à nos engagements.

Enfin, il n’existe aucune confusion entre les activités scolaires et périscolaires. La Ville assume toutes ses responsabilités lorsqu’elle prend en charge les enfants après le temps scolaire.

Cette réforme ne pourra faire l’objet d’une évaluation sereine et dénuée d’approche politicienne que dans quelques mois, c’est à la seule aune de l’épanouissement des enfants qu’elle devra être jugée.