09/19/2008

« CODE DE LA RUE », PARIS S’ENGAGE

Il aura fallu plus de deux ans au gouvernement, suite à la mise en place d’un groupe de travail en avril 2006, pour reprendre les propositions relatives au « code de la rue », émises et portées par les associations et les collectivités, dont la Ville de Paris.

 

Principe de prudence du plus fort à l’égard des plus vulnérables, généralisation des contresens cyclables dans les zones 30,création des zones de rencontre, ces idées novatrices étaient en effet très attendues par les municipalités qui se sont engagées depuis de nombreuses années dans des actions ambitieuses de diversification des modes de déplacement.

 

Annick Lepetit, adjointe chargée des déplacements, des transports et de l’espace public rappelle d’ailleurs qu’au mois de juin dernier, les élus parisiens ont du adopter un vœu, proposé par l’exécutif municipal, pour demander au gouvernement de donner rapidement suite à ces propositions. Elle se réjouit donc que cette mobilisation ait porté ses fruits et que ces dispositions aient enfin pu trouver leur traduction concrète dans le code de la route avec la parution du décret du 30 juillet dernier.

 

Annick Lepetit souhaite dès à présent qu’elles soient mises en œuvre à Paris pour développer plus encore l’action menée depuis 2001 en faveur d’un partage plus harmonieux de l’espace public. Le succès de la semaine de la mobilité témoigne d’ailleurs de l’engouement des Parisiens pour les circulations douces.
Aussi a-t-elle demandé aux services de la Ville d’analyser, en lien avec les mairies d’arrondissement, la configuration de toutes les voies à sens unique des zones 30 parisiennes et de proposer un calendrier prévisionnel de création de contresens cyclables. Elle entend également identifier, avec les élus d’arrondissement, des rues et des quartiers pertinents pour expérimenter le nouveau concept de zone de rencontre qui permet de donner la priorité aux piétons sur la chaussée.

 

Dans une ville qui capte chaque jour plus de dix millions de déplacements et où chacun peut être tour à tour cycliste, piéton, automobiliste ou motard, Annick Lepetit indique, plus généralement, combien il est essentiel de veiller à la bonne cohabitation de tous les usagers sur la voirie. C’est là une des conditions majeures de la mobilité des Parisiens, des Franciliens et de tous ceux qui visitent la capitale.