10/26/2009

CLICHY-BATIGNOLLES : POUR QUE LE DEBAT GAGNE EN « HAUTEUR »…

batignolles-zac-01.jpgLe défi est de taille, les enjeux considérables, les attentes fortes… la responsabilité des élus, l’intelligibilité d’un débat serein sont une exigence pour construire un nouveau morceau de ville exemplaire sur le plan environnemental, ambitieux en termes de logements et de dynamiques territoriales. Le Maire de Paris a montré sa volonté de transformer ces anciennes friches en y engageant les finances de la ville et l’intelligence d’urbanistes et paysagistes dont nous pouvons admirer aujourd’hui la première réalisation à travers le parc Martin Luther King.
Alors que l’arrivée de la cité judiciaire, demandée par les élus parisiens dès novembre 2008, bouleverse les équilibres d’aménagement, et supprime une bonne part de la programmation de logements initialement prévus, la droite voudrait, sans plus désormais s’en cacher, en profiter pour supprimer le maximum de logements sociaux.
Après avoir lutté contre leur construction, et finalement consenti à l’accord signé entre le Maire de Paris et M. de Villepin alors 1er ministre, la droite du 17e propose désormais de réduire à un 1/3 leur réalisation.
Sans m’attarder sur les contradictions permanentes de ces élus « girouettes » dont les positions relèvent du double langage, je souhaite inviter à plus de « hauteur » dans le débat. Brandir l’étendard du ghetto, de la délinquance (conseil d’arrondissement du 8 décembre 2008 par exemple), brandir la menace de « tours de 50 m de logements sociaux » version année 60’ pour stigmatiser le logement social et surtout ses occupants, relève de la malhonnête intellectuelle sinon d’une profonde méconnaissance de la réalité sociale de notre pays et de la crise du logement qu’il traverse.
A la majorité du 17e, je rappellerai que notre arrondissement compte pas moins de 6 000 demandeurs de logement social dont près de 77 % sous le plafond du PLAI, soit le plafond le plus bas du logement social. C’est le cas de deux employés de grandes surfaces à 1100 € net / mois, déjà sans enfant, mais aussi celui d’une enseignante dans les collèges et lycées. La classe moyenne est aussi éligible au logement social… Au PLUS ou PLS… comme pas moins de 72 % des ménages parisiens.
Alors que la construction de logement privé connaît une panne sur tout le territoire national, que les loyers n’en finissent pas de monter, je crois utile de rappeler la portée de l’engagement du Maire de Paris pour construire du logement public, mixé avec du logement privé, en particulier sur l’une des dernières emprises de Paris.