09/03/2009

C’EST LA RENTREE

rentree.jpgMalgré les nombreux discours du ministre de l’Education nationale sur sa volonté « d’investir dans l’éducation à l’heure de la crise », la seule idée phare qui dicte la politique éducative du gouvernement reste en réalité la suppression de postes d’enseignants. Depuis 2007, ce sont 49.000 postes qui ont été supprimés, dont 13.500 rien que pour cette rentrée. Celles-ci sont faites de manière tellement massives et automatiques que même le ministre ne peut indiquer précisément où et quels types de postes sont visés.Le gouvernement navigue à vue, sans objectifs si ce n’est l’affichage d’une politique de chiffres. C’est le cas avec la suppression de la carte scolaire et des Rased, qui s’occupaient des enfants en difficultés, c’est le cas avec la remise en cause de la formation des enseignants et des programmes scolaires de l’école primaire, ce qui n’aboutit qu’à reproduire les inégalités et à accroître les injustices dès le plus jeune âge.
La politique éducative menée par la droite est particulièrement caricaturale : si vous êtes une famille aisée et/ou bien informée, vous pourrez placer vos enfants dans une bonne école et leur payer des cours particuliers. Mais si vous êtes plus modeste, si vous vivez dans des quartiers moins riches et que vos enfants rencontrent des difficultés scolaires dans des établissements difficiles, alors débrouillez vous. L’avenir de notre pays que représentent les élèves d’aujourd’hui mérite mieux que cette vision comptable et libérale de l’éducation.