03/28/2011

CANTONALES : APRÈS LE NINI, LE DÉNI

Avec une abstention toujours plus forte, les élections cantonales 2011 confirment l’éloignement d’une majorité des électeurs de nos rendez vous démocratiques. Comme il ne suffit pas de le déplorer pour faire revenir nos concitoyens aux urnes, nous allons devoir convaincre que voter est une liberté. Ce n’est pas si simple. C’est la raison pour laquelle je crois que c’est l’affaire de tous. Une autre leçon de ce scrutin est la consécration de Marine Le Pen en candidate dangereuse pour la présidentielle de 2012. Alors que le Front National ne confirme pas ses résultats du 1er tour, son installation dans la vie politique française est maintenant acquise. Cela n’a pas l’air d’effrayer particulièrement Jean-François Copé qui préfère parler de la future réforme territoriale comme remède plutôt que d’analyser les faibles scores du parti de la majorité présidentielle. Après avoir donné la déplorable consigne de vote du nini, ni pour les socialistes, ni pour le FN, le secrétaire général de l’UMP et le Président de la République refusent de changer leur politique. Pourtant, les inégalités continuent à se creuser et l’injustice frappe davantage tous ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre. Ce déni de la réalité proclamé par la majorité qui nous gouverne retenti encore plus violemment ce matin.