10/15/2013

Budget 2014 : la quadrature du cercle enfin résolue

Tous les ans au mois d’octobre s’ouvre à l’Assemblée nationale une période particulière et toujours complexe, celle du vote du budget de la France.

Quand nous sommes arrivés aux responsabilités en 2012, l’état des finances publiques était particulièrement mauvais. La droite les avait gérées de manière catastrophique en doublant la dette du pays en seulement 10 ans, la faisant passer de 900 à 1.800 milliards d’euros. Le remboursement de cette dette est même devenue la première dépense de l’État, devant l’éducation, la défense, la santé ou encore l’emploi.

Depuis nous avons beaucoup réduit le déficit de l’État : de 5,3% sous la droite en 2011, il passera à 3,6% en 2014. Pour cela, nous avons l’année dernière réduit des dépenses et augmenté certains impôts. Même si le plus gros de l’effort fiscal a été concentré sur les plus riches, avec la suppression de nombreuses niches fiscales et du bouclier fiscal, la création d’une tranche supérieure pour les plus hauts revenus et de nombreuses autres mesures qui n’ont pas fait la une des journaux, un effort a également été demandé à tous les français. Dans ce budget 2014, la hausse des prélèvements est cette fois limitée à 1Md€ au total, car la priorité a été mise la réduction de la dépense publique, avec un effort sans précédent de 15 Mds d’euros d’économies.

Malgré ces contraintes importantes, nous continuons de mener une politique de progrès social en ciblant nos dépenses pour qu’elles soient le plus efficace possible, socialement et économiquement, tous en posant les jalons pour le construire la France de demain.

En 2014, 10.000 postes seront ainsi créés dans l’éducation nationale et 100.000 bourses seront attribuées pour les étudiants issus des classes moyennes et populaires. 275 000 solutions d’accueil des jeunes enfants seront mises en œuvre, permettant à des milliers de femmes et d’hommes de mener une vie de famille sans renoncer à leur emploi.

150 000 nouveaux emplois d’avenir pour les jeunes de moins de 25 ans, 100 000 contrats de générations et 340 000 contrats aidés seront créés pour soutenir directement l’emploi. Une nouvelle tranche du Plan d’investissement d’avenir verra le jour et se traduira concrètement par 12 milliards d’euros investis dans la croissance de demain et le lancement de projets industriels prioritaires.

Un effort important est fait en faveur de la transition énergétique avec l’abaissement à 5,5% de la TVA sur la rénovation thermique des logements. Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz seront quant à eux élargis pour bénéficier à 2 millions de foyers supplémentaires.

Le barème de l’impôt sur le revenu sera de nouveau indexé sur l’inflation et la décote sera majorée de 5% au-delà de l’inflation. Cela signifie concrètement que plus de 6,9 millions de contribuables ne verrons pas leurs impôts augmenter et que près de 200 000 d’entre eux n’auront plus à payer d’impôts. Cette seule décision représente près d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat en plus pour les classes moyennes et populaires.

Ce ne sont là que quelques mesures parmi les centaines qui composent un projet de loi de finances. Mais elles démontrent que nos priorités sont toujours les mêmes : relancer la croissance, créer des emplois, améliorer le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, construire des logements, investir dans l’avenir et la jeunesse. Réussir tout cela en remettant à flot les finances du pays revient à résoudre la quadrature du cercle, mais c’est pourtant ce que nous sommes en train de réussir.