11/02/2010

BUDGET 2011 : LA FACTURE DU SARKOZYSME

Les députés UMP viennent de voter 10 milliards d’euros de taxes et d’impôts indirects supplémentaires qui seront prélevés l’année prochaine sur les classes moyennes et populaires. Les plus riches, par contre, continueront à se protéger derrière le bouclier fiscal. Il s’agit de la plus forte hausse de prélèvement depuis 1995 ! Qui se souvient encore du candidat Sarkozy promettant en 2007 de baisser les impôts de 64 milliards d’euros ?

Les baisses drastiques de dépenses vont quant à elles peser directement sur la croissance. Au moment où le chômage continue d’augmenter, le gouvernement va par exemple supprimer sa participation dans 130 000 emplois aidés. Il y ajoute la suppression de 31 400 emplois publics, comme si nous manquions d’infirmières ou de professeurs, comme si les suppressions précédentes n’avaient pas déjà suffisamment destructuré et affaibli les services publics. Les niches fiscales qui sont rabotées sont mal ciblées et vont peser sur les consommateurs, comme l’augmentation de la TVA sur les abonnements à internet ou la diminution des aides pour les installations écologiques. Les mesures les plus injustes et inefficaces sont par contre maintenues. La baisse de la TVA sur la restauration par exemple, qui ne s’est jamais traduite dans une baisse des prix ou une hausse des salaires des serveurs, mais qui coûte 3 milliards d’euros chaque année. Ou encore la niche Copé, qui exonère d’impôts les grandes entreprises lorsqu’elles vendent leurs filiales et a déjà coûté 20 milliards d’euros en 2 ans ! Et ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres…

C’est finalement la facture du sarkozisme qui est présentée aux français cette année. Les 2/3 du déficit sont directement liés à la politique menée par la droite au pouvoir, pas à la crise. Ce budget n’est d’ailleurs qu’une première étape puisque les prévisions du gouvernement pour les deux prochaines années seront encore pires. Plus que jamais, une réforme globale de la fiscalité est nécessaire pour rendre à l’impôt son efficacité et sa justice, mais elle ne pourra être mise en place que si la majorité change en 2012.