04/20/2012

ATTENTION AUX SONDAGES !

Chaque jour égrène la publication de sondages au point que leurs chiffres et leurs commentaires finissent par donner le tournis. Quelquefois jusqu’au ras-le-bol !
Certains médias se font rappeler à l’ordre par la Commission des sondages comme Le Monde qui dernièrement a publié un sondage sur le vote des jeunes en omettant de spécifier les effectifs du sous – échantillon interrogé pour le sondage. Cette mention est obligatoire à juste titre car elle permet de connaître le nombre de personnes interrogées. En l’occurrence, le sous-échantillon comportait moins de 200 personnes. Si  les instituts de sondages donnent des informations sur les panels qu’ils ont sollicités, trop peu de médias qui commentent les résultats de ces sondages, les répercutent.

L’autre problème est que les sondages juste avant le premier tour de l’élection présidentielle correspondent rarement aux scores finaux des candidats à l’Elysée.
Par exemple, en 1995 Lionel Jospin, à une semaine du premier tour, est crédité de 19 % à 21 % des voix par les instituts, il sera finalement en tête du premier tour avec 23,30 % des voix.

Le 19 avril 2002, un dernier sondage met Lionel Jospin a 18 % alors qu’il ne récoltera que 16,18 % des voix, 2 jours après. Le même sondage accorde à Jean-Marie Le Pen 12,5 % des voix alors qu’il réalisera un score de plus de quatre points supérieur (16,86 %), ce qui lui permettra d’être au second tour. Aucun institut ne l’avait prévu même si certains avaient noté la tendance à une montée du FN sur la fin.

Le 19 avril 2007 un sondage donne Nicolas Sarkozy à 28 % au premier tour, il aura trois points de plus (31,18 %), tandis que Ségolène Royal est créditée de 24 % de voix et fera un score de 25,87 %. Le 20 avril, un autre institut est encore plus éloigné puisqu’il crédite Nicolas Sarkozy de seulement 26,5 % des voix, soit cinq points de moins que son score final, et accorde cinq points de trop à Jean-Marie Le Pen (16,5 %), qui recueillera finalement 10,44 % des voix.

Ces quelques exemples illustrent concrètement qu’il ne faut surtout pas s’appuyer sur les derniers résultats des sondages pour penser que tel ou tel candidat serait devant l’autre. A quelques heures du scrutin, rien ne doit freiner la mobilisation. C’est votre bulletin de vote dimanche qui fera la différence.