05/27/2010

ASSEMBLÉE NATIONALE : VOTE DE LA LOI SUR LE GRAND PARIS

Alors que plusieurs projets de transports en commun sont en cours et bien plus avancés que ce Grand Paris, le gouvernement n’a de cesse de leur faire prendre du retard. C’est notamment le cas pour la rocade Arc Express dont le débat public aurait déjà pu être lancé, mais qui va devoir attendre encore plusieurs mois dans les cartons.

Le modèle de développement proposé est inefficace puisqu’il consiste à relier des pôles économiques entre eux alors que les trajets travail/travail ne représentent que 3 % des déplacements quotidiens. Il dessine ainsi une Ile-de-France où toutes les ressources se concentreront sur certaines zones au détriment de toutes les autres.

En fait, ce sont toutes les prévisions de Christian Blanc qui sont remises en cause une à une. Il promettait 1 million d’emplois en plus d’ici 2025, mais même l’INSEE ne prévoit que 300 000 personnes actives supplémentaires d’ici 2030. Il annonçait 3 millions de voyageurs par jour, mais les prévisions de la RATP n’atteignent même pas les 2 millions.

Quant au coût pharaonique de la double boucle, estimé entre 21 à 25 milliards d’euros, le gouvernement n’explique jamais où il va trouver l’argent.

Ce projet de loi marque aussi, et pour la première fois en 30 ans, un vrai recul de la décentralisation, puisque les collectivités locales sont ouvertement méprisées et privées de leurs compétences en matière d’urbanisme et de transports. La Société du Grand Paris, dirigée par l’Etat, qui agira à la place des élus, mais sans jamais rendre de compte aux électeurs.

Malgré tous ces arguments, que le gouvernement n’a jamais contredit, la majorité a voté pour cette mauvaise loi.

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