10/15/2008

ANNICK LEPETIT DEFEND LES TRANSPORTS FRANCILIENS

Au moment où s’ouvrent les débats à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi dit Grenelle 1, Annick Lepetit souhaite rappeler les enjeux auxquels ce texte se doit de répondre en matière de développement des transports collectifs. Mettre à disposition des usagers une offre de transport décente devient en effet aujourd’hui une nécessité.

Beaucoup de promesses ont été faites à ce sujet dans le cadre du processus qui a abouti au texte aujourd’hui soumis au vote des députés. Or, entre les annonces faites en avril dernier en présence du Secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau – orientations qui ont fait suite aux annonces du Chef de l’Etat il y a un an – et le contenu du projet de loi, l’écart est édifiant.

Moins d’une dizaine d’articles sur cinquante au total sont consacrés aux transports, sans aucune portée concrète. « L’Etat pourra… », « l’Etat encouragera… », « l’Etat envisage… » : Annick Lepetit dénonce un catalogue de mesures extrêmement générales, formulées en des termes vagues et approximatifs qui ne leur donnent aucune portée juridique contraignante. Dans ce cas, à quoi bon une loi ?

Annick Lepetit estime que c’est surtout les transports de la Région Ile-de-France qui sont lésés par le Gouvernement.

En juillet dernier, aux côtés du Président de la Région Jean-Paul Huchon et de l’ensemble des Présidents des départements d’Ile-de-France, elle a exposé au Ministre Jean-Louis Borloo les différentes sources de financement qui pouvaient être mobilisées en faveur des transports, soit par l’affectation de taxes existantes, soit par l’instauration de nouvelles taxes très ciblées, comme la taxation des poids lourds.

Le Grenelle 1, dont un article seulement est consacré aux transports franciliens, ne reprend aucune des pistes proposées. Pire, il tend à dessaisir les élus locaux franciliens d’un des projets phares de la Région Capitale, la rocade par métro automatique autour de Paris dénommée Arc Express, en envisageant une simple « concertation » avec les élus. Les autres projets comme le désengorgement de la ligne 13 ou le prolongement du RER E vers l’Ouest sont cités pour mémoire, à titre facultatif si l’on en croit la formulation retenue par le Gouvernement.

C’est pour écarter cette double peine – absence de financements et dessaisissement des élus locaux – qu’Annick Lepetit, députée de Paris, intervient ce soir à l’Assemblée pour rappeler la nécessité d’une politique régionale des transports unifiée et cohérente, prenant en compte l’importance des déplacements de Paris vers la banlieue et financée à la hauteur des besoins des usagers.

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