02/21/2013

ALLOCATIONS FAMILIALES : « IL FAUT ENGAGER LES REFORMES NECESSAIRES »

Cette dépêche AFP a été publiée suite à la conférence de presse que j’ai tenu mardi 20 février en tant que porte-parole du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

 

PARIS, 19 fév 2013 (AFP)

Annick Lepetit, porte-parole des députés PS, a déclaré mardi qu’il fallait « engager les réformes nécessaires » sur les allocations familiales, mais sans donner « le sentiment qu’on s’attaque à ce problème parce qu’on n’atteindra pas notre objectif de croissance ».
« Il faut trouver un rééquilibrage de la branche familiale avant 2016 », a souligné Mme Lepetit devant la presse. « Cela veut dire qu’il faut engager les réformes nécessaires pour trouver un équilibre financier pour garder une politique familiale ambitieuse ».
Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, avait évoqué lundi l’éventualité d’une fiscalisation des allocations familiales, provoquant l’émoi de nombreux politiques et associations.
Pour la députée de Paris, il n’y a « rien de nouveau au point de vue annonce ». Beaucoup de sujets avaient été abordés au cours du sommet social en juillet et « il n’y a pas de surprise de parler de la branche famille ».
« Il ne faudrait pas qu’on ait aujourd’hui le sentiment qu’on s’attaque à ce problème parce qu’on n’atteindra pas notre objectif de croissance », a-t-elle dit.
A ce sujet, elle a confirmé que « le Premier ministre a dit qu’il n’était pas venu nous annoncer un nouveau plan de rigueur pour 2013 », alors que Jean-Marc Ayrault venait de rencontrer le groupe socialiste à l’Assemblée.
« La politique financière n’a pas changé et le Premier ministre l’a redit », a ajouté Mme Lepetit. « On s’accroche, au contraire, et on mène le combat jusqu’au bout », a-t-elle poursuivi, soulignant que le déficit structurel a baissé d’un point fin 2012 et que le rapport de la Cour des comptes a reconnu « un effort de désendettement sans précédent ».
Pour elle, « la réduction des déficits viendra de plusieurs sources », notamment les réformes structurelles, le nouveau pacte Etat-collectivités, et la modification de l’action publique.