10/04/2010

86 % DES FRANCAIS SONT FAVORABLES AU DROIT DE FINIR SA VIE DANS LA DIGNITÉ

Selon un sondage réalisé par la Sofres à la demande de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), 86 % des Français se déclarent favorables (dont 51 % très favorables) à une modification de la loi afin de « permettre à une personne en phase avancée ou terminale d’une maladie reconnue incurable d’obtenir, à sa demande, une assistance médicale pour mourir ».

Jean-Luc Romero, Président de l’ADMD, a rappelé ces chiffres lors d’une conférence donnée à Paris , à la Mairie du 17ème, au mois de septembre. L’occasion pour moi de réaffirmer mon engagement aux côtés de l’association dont je suis adhérente et de rappeler les propositions du Parti Socialiste sur ce sujet.

En novembre 2009, le Groupe Socialiste a inscrit dans sa niche parlementaire une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité qui reprend en grande partie les idées défendues par l’ADMD.
Elle propose que toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier, dans des conditions strictes, d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité.

Un encadrement par un collège de médecins est prévu pour s’assurer de la réalité de la situation de la personne, ainsi que le caractère libre, éclairé et réfléchi de la demande présentée. Ils l’informent des possibilités de soins palliatifs et de l’accompagnement de fin de vie.

Lorsque les médecins constatent la situation d’impasse dans laquelle se trouve la personne, l’acte d’aide active à mourir pratiqué sous le contrôle du médecin traitant.

L’intéressé peut à tout moment révoquer sa demande, les médecins ne sont pas obligés de participer au processus et la famille et les proches sont associés à chaque étape.

Une “Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de finir sa vie dans la dignité” est crée, ainsi que des Commissions régionales qui contrôlent chaque cas.