11/01/2012

BUDGET DE LA SECU : LE SERIEUX FINANCIER N’EMPECHE PAS LES AVANCEES SOCIALES


Le vote du budget de la Sécurité Sociale par l’Assemblée nationale cette semaine a montré à quel point les différences étaient nettes entre la droite et la gauche concernant la politique de santé.

Alors que le gouvernement Jospin avait ramené les comptes de la Sécu à équilibre, la droite a accumulé 160 milliards d’euros de déficit entre 2002 et 2012. Parallèlement, la situation s’est dégradée pour les Français, avec une baisse des remboursements de leurs soins, le délabrement de l’hôpital public ou l’extension des déserts médicaux.

 

Ce premier budget voté par la majorité de gauche permet tout d’abord de remettre de l’ordre dans les comptes. Les déficits sont limités à 13,9 milliards d’euros pour 2013, contre 25 milliards d’euros si la droite était restée au pouvoir, compte tenu de sa très mauvaise gestion des comptes sociaux. Les cadeaux fiscaux injustes faits par les gouvernements précédents, particulièrement dans le secteur financier, sont aujourd’hui supprimés. Les plus hauts salaires, qui ont beaucoup profité des baisses de cotisation, sont cette année largement mis à contribution.Malgré cette situation financière difficile dont nous avons hérité et que nous devons redresser,  nous avons pu mettre en place de véritables avancées sociales.

 

D’abord, la gratuité des contraceptifs pour les mineurs, une mesure que nous défendons depuis longtemps et qui a été aussi voté par certains députés de l’UMP comme Bérengère Poletti, sage femme de profession. Également, le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par l’assurance maladie à toutes les femmes à partir de 2013, une revendication ancienne de nombreuses associations et un engagement, là aussi, de François Hollande pendant la campagne présidentielle.

 

Ensuite, l’accès aux soins des étudiants amélioré avec l’extension du tiers-payant notamment pour ceux qui n’ont pas les moyens d’avancer les frais et renoncent ainsi à se soigner. Puis, le congé de paternité qui est désormais élargi à tous les membres du couple qui accueille un enfant, sans discrimination de sexe. Un vote des députés à l’unanimité qu’il faut saluer à l’heure où d’autres mènent une guerre farouche contre le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe.

D’autre part, une vrai lutte contre les déserts médicaux sera mise en place, aussi bien dans les campagnes que dans les quartiers déshérités. L’Etat encouragera l’implantation de jeunes médecins là où ils manquent le plus et les maisons de santé regroupant les spécialistes seront étendues à tout le territoire.

Enfin, l’hôpital public sera réhabilité dans son rôle premier : soigner tout le monde. Pour cela, nous sortons de la logique d’entreprise qui lui a été imposée ces dernières années et qui n’a rien apporté de bon, ni au patients, ni aux personnels.

Pendant que nous améliorions la prise en charge de tous français, l’opposition de droite dans sa globalité n’a rien trouvé de mieux que de demander, par amendement, la diminution des dépenses de santé et l’arrêt de tous les investissements dans les hôpitaux. Les députés de l’ancienne majorité considèrent donc qu’ils n’ont pas assez abimé notre système de santé quand ils étaient au pouvoir et que, au lieu de le redresser, il faut encore un peu plus creuser sa tombe.

Le chemin est encore long pour rattraper les erreurs commises depuis dix ans, remettre à flot les finances de la Sécurité Sociale et rajouter plus de justice dans notre politique de santé.