06/28/2011

QUARTIERS POPULAIRES : L’ETAT TOUJOURS PLUS ABSENT

Entre 2009 et 2011, les crédits de l’Etat aux associations des quartiers populaires de Paris ont baissé de 50 %. Une nouvelle preuve de son désengagement auprès de ceux qui en ont le plus besoin. Encore une fois, les actes ne suivent pas la parole.

En effet, cette année, le gouvernement a décidé de consacrer aux associations qui travaillent dans les quartiers parisiens en difficulté, 722 000 euros, soit deux fois moins qu’en 2009. De son côté, la Mairie de Paris investit elle en moyenne 4,1 millions d’euros par an. Elle assure ainsi 80 % du soutien financier aux associations des quartiers populaires. Au total, c’est 266 millions d’euros par an qu’engage Paris pour ses quartiers en situation précaire.

Les conséquences de ces baisses de crédits sont dramatiques. Elles mettent en péril des actions déclarées comme prioritaires par l’Etat lui-même : l’insertion sociale et professionnelle, le soutien aux familles et aux enfants, la santé des jeunes précaires, l’action des centres sociaux ou encore l’accompagnement des jeunes en rupture. Elles touchent certains quartiers (notamment le 10ème et le 14ème) beaucoup plus que d’autres, sans concertation avec la Mairie de Paris et au mépris des réalités sociales et économiques.

À Paris, 25 % des habitants des quartiers populaires sont sous le seuil de bas revenus (942 €). C’est pourquoi Paris n’attend pas après l’aide du gouvernement pour amplifier ses actions dans ces quartiers en renforçant son action et en proposant de nouveaux programmes d’intervention. Mais elle ne peut combler à elle seule les baisses de crédits de l’État. Celui-ci doit rétablir en urgence les subventions versées aux associations de quartier qui mènent des actions plus que jamais nécessaires en cette période de crise.