18 Mar 2017

En marche pour Hamon

D’après les sondages, Marine Le Pen sera au second tour de l’élection présidentielle. Depuis de nombreuses semaines, le message de cette catastrophe annoncée infuse.  Tant et si bien qu’il est devenu une évidence pour beaucoup : « C’est sûr et cette fois-ci, on vous aura prévenu. Pas comme en 2002 où on ne savait pas » proclament notamment ceux qui n’ont pas voté Lionel Jospin au premier tour. Et comme il est hors de question de devoir choisir entre le programme de l’extrême droite et celui de la droite extrême, il faudrait donc voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour !

Puis, lorsque les casseroles de François Fillon ont retenti, la rengaine des sondages c’est ainsi mutée en : « seul, Emmanuel Macron peut battre la candidate du FN au second tour ». Traduire : votons donc Emmanuel Macron tout de suite !

La finalité du raisonnement est la même : au grattage comme au tirage, c’est toujours Emmanuel Macron le promu. Nous pouvons comprendre que pour les électeurs de droite, c’est un choc d’apprendre que leur candidat est un présumé corrompu et que son manque de parole donnée les conduise à ne plus vouloir voter pour lui. Mais rien n’indique encore où ces voix vont se reporter. Certaines iront chez Marine Le Pen, d’autres se réfugieront vers l’abstention, ce qui revient in fine au même. 

Plus l’abstention sera grande, plus le FN sera haut. Or, faire l’impasse du premier tour favorise l’abstention. Tout comme le maintient de la candidature de François Fillon favorise l’abstention. 

Une élection à deux tours permet au premier de choisir son candidat, et au second de se rassembler et/ou de voter contre l’ennemi. L’interprétation des sondages qui conduit à sauter par dessus le premier tour n’est ni démocratique, ni juste. Quant aux sondages, non seulement ils se trompent souvent mais ce qu’ils démontrent aujourd’hui, c’est d’abord un très grand nombre d’indécis. 

Le brouillage s’accentue avec l’égrenage quotidien de ceux de droite et de gauche qui vont rejoindre En Marche ! En cherchant une investiture qu’ils n’ont pas trouvé dans leur parti politique respectif, ils ne dupent personne et finissent par devenir des caricatures d’eux mêmes. 

A force de jouer contre son camp, la gauche prend le risque de se perdre et de perdre. Et que certains socialistes achèvent ce quinquennat dans un énorme écran de fumée, est affligeant. Ils pensent sans doute que c’est le moment où jamais d’enterrer un PS soit disant moribond. Que Jean-Luc Mélenchon puisse le comparer à un corbillard, après tout c’est dans l’ordre des choses puisque son départ date de 2008, il ne fallait donc pas attendre de lui, la poignée de main. En revanche, la volonté de quelques socialistes de dénigrer et de déstabiliser le candidat élu à la primaire provoque une déflagration qui ne rehausse pas cette campagne déjà délétère. 

Aussi, notre responsabilité est grande de porter haut et fort les idées de l’avenir et de tracer un nouveau chemin.

Que cela plaise ou non, Benoit Hamon a un projet pour la France.

Que cela plaise ou non, Benoit Hamon a rassemblé les Verts et le PRG.

Que cela plaise ou non, Benoit Hamon est le candidat du Parti Socialiste. 

Militante depuis 37 ans, je marche pour Benoit Hamon le 23 avril et le 7 mai.