8 Mar 2017

8 mars 2017 : cinq ans d’action pour les droits des femmes

Le combat pour l’égalité se déroule toute l’année, mais le 8 mars est toujours une bonne occasion de constater à la fois le chemin parcouru et les objectifs à atteindre. Pendant ces cinq années de majorité de gauche, les progrès ont été nombreux et le dynamisme de la délégation parlementaire droits des femmes n’y est pas étranger.

L’accès à l’égalité à toujours commencé par la maitrise par la femme de son propre corps. C’est pourquoi nous avons constamment œuvré pour faciliter l’accès à la contraception et à l’IVG notamment à travers la prise en charge à 100% du forfait IVG, l’accès gratuit et confidentiel à la contraception pour les mineur.e.s de 15 à 18 ans, ou encore la gratuité de la pilule du lendemain à l’université. Les barrières entravant l’accès à l’IVG ont également été abolies : suppression de la « notion de détresse » et du « délai de réflexion » de sept jours, renforcement de la lutte contre les entraves à l’IVG, notamment sur internet. (Lien avec le billet sur ce sujet)

Un grand plan pour le développement de solutions d’accueil des jeunes enfants a été lancé avec comme objectif la création de 275 000 places d’accueil supplémentaires pour les 0-3 ans, dont 100 000 places de crèche supplémentaires. Le congé parental a été réformé pour raccourcir la durée d’éloignement des mères et favoriser l’implication des pères.

La garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA) a été généralisée au 1er avril 2016.

La TVA sur les protections hygiéniques a été abaissée au taux de 5% correspondant aux produits de première nécessité et mettant fin à une situation difficilement justifiable.

Dans les cas de violences conjugales, la priorité est désormais donnée à l’éviction du conjoint violent du domicile. L’autorité parentale de l’auteur de crime sur l’autre parent systématiquement mise en cause par la justice et les hommes violents doivent suivre des stages de responsabilisation pour prévenir la récidive.

Grande avancée historique, la loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel permet d’inverser la logique historique en pénalisant désormais le client plutôt que la prostituée. Des moyens juridiques et financiers sont mis en œuvre pour aider concrètement les victimes de la prostitution et mieux combattre les filières.

L’éternel point dur où se cristallisent les inégalités reste évidemment la feuille de paie. L’écart de salaire net moyen entre les femmes et les hommes, dans le secteur privé et les entreprises publiques, en équivalent temps plein, est de 19%. Tous temps de travail confondus il monte même à 26%. Si des progrès sont à noter comme l’obligation désormais faite de compter au moins 40% de femmes dans les Conseil d’Administration des entreprises cotées, beaucoup reste encore à faire dans ce domaine.

Malgré un gouvernement paritaire et un ministère dédié aux droits des femmes, la place des femmes en politique reste encore à conquérir. Les Françaises ont été parmi les dernières à pouvoir voter, cela ne s’oublie pas, même nous avons progressé considérablement en 73 ans !

Mais n’oublions jamais que cette journée dédiée aux droits des femmes est internationale, encourageons et saluons celles qui dans le monde se battent pour leur liberté au péril de leur vie.