• Cette enquête est remarquable. A lire absolument et/ou à voir le doc sur France 2 ce soir à 21h05 #feminicides via… https://t.co/WnTfFDbnvk      RT @AnonymeCitoyen: 🔴🇺🇸 - Les policiers de #Portland mettent un genoux a terre en solidarité avec les manifestants et en hommage à #GeorgeF…      « C’est la première fois que je vois la police cibler la presse activement et intentionnellement avec des balles en… https://t.co/eCtBOYxzIa      RT @killerbeemma: Peaceful protest in Minneapolis. Share this. Post this. It’s not exciting, it’s not shocking, but it is POWERFUL. https:/…      États-Unis : George Floyd ou la terreur d’être noir via ⁦@courrierinter⁩ #USArevolts https://t.co/fD5n4q8npQ      RT @lemondefr: De Minneapolis à Washington, une vague de colère contre le racisme et la violence policière https://t.co/u6N7R583uK      Pour la première fois, Twitter réduit la visibilité d’un tweet présidentiel. Le bras de fer entre Donald Trump et T… https://t.co/yEZaYHpgwa      RT @AFPMakingof: Le photographe Anthony Wallace @AntAFP vient d'être primé pour ses images des manifestations pro-démocratie de Hong Kong.…      RT @fabricearfi: Cette séquence est proprement sidérante.      En effet, « mascarade » qualifie encore mieux le second tour que le premier #Municipales2020 https://t.co/D2Lu7rMfpU      

9 Déc 2016

Pour les droits humains

A l’initiative de Catherine Coutelle, députée de la Vienne et présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, nous avons avec 80 autres parlementaires fait entendre nos voix pour que «la France réaffirme son universalisme en choisissant pour terminologie officielle « droits humains » plutôt que celle de « droits de l’Homme »». L’égalité entre les femmes et les hommes est aussi une question de langage.

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Nous, parlementaires, en appelons à la fin d’une exception. Après l’arrivée parmi les Figures de la représentation nationale d’Olympe de Gouges et, avec elle, de sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, le moment est venu pour la France de réaffirmer son universalisme en choisissant pour terminologie officielle « droits humains » plutôt que celle de « droits de l’Homme ».

L’usage de l’expression idiomatique « droits de l’Homme », exception française à la pratique internationale, crée une exclusion qui n’est pas uniquement symbolique. L’égalité entre les femmes et les hommes se joue aussi dans le langage, a fortiori dans le langage politique, légal, juridique.

Le langage permet de structurer la pensée, et le masculin n’est pas neutre : c’est du bon sens. De plus, ce qui n’est pas nommé n’existe pas : le féminin, dissous dans le masculin, n’existe pas.

Partout dans le monde, les femmes subissent plus que les hommes les inégalités économiques, sociales et politiques, les discriminations, les violences. Il y a urgence à s’adresser, dans nos textes, de façon claire et sans détour à l’ensemble de l’humanité, femmes comme hommes. La France s’honorerait à prendre résolument ce parti. Cet appel entend y contribuer.

Nous ne contestons pas l’attachement politique et patrimonial à la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » de 1789, il est aussi nôtre. Mais nous l’affirmons : la France serait mieux entendue encore à l’international si elle prenait le parti, rejoignant le concert des nations notamment francophones, d’user de l’expression « droits humains ». La France est écoutée. Sa voix compte pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle renforcerait ainsi sa place dans le monde, notamment par une diplomatie des droits des femmes, composante essentielle du poids des Etats au sein de la communauté internationale.

Nous ne souhaitons pas revenir sur le libellé de la « Déclaration des  Droits de l’Homme et du Citoyen ». Nous refusons de laisser enfermer le débat dans des termes académiques et culturels. Notre propos est politique : en choisissant « droits humains » pour les textes actuels et à venir, nous appelons la France à une prise de position progressiste, généreuse, universaliste comme le fut celle de 1789 en son temps.

 

Premiers signataires :

Catherine Coutelle, présidente de la Délégation aux Droits des Femmes; Dominique Raimbourg, président de la Commission des Lois; Élisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères; Patrick Bloche, président de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education; Catherine Lemorton, présidente de la Commission des Affaires sociales; Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense; Danielle Auroi, présidente de la Commission des Affaires européennes; Danielle Bousquet, députée honoraire, présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes; Marie-George Buffet.

Et suite de la liste :

Ibrahim Aboubacar, Sylvianne Alaux, Brigitte Allain, Isabelle Attard, Alain Ballay, Jean-Marie Beffara, Michèle Bonneton, Jean-Luc Bleunven, Christophe Borgel, Marie-Odile Bouillé, Vincent Burroni, Kheira Bouziane-Laroussi, Sabine Buis, Colette Capdevielle, Patrice Carvalho, Christophe Cavard, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Romain Colas, Pascale Crozon, Seybah Dagoma, Guy Delcourt,Françoise Descamps-Crosnier, Jean-Pierre Dufau, Cécile Duflot, Françoise Dumas, William Dumas, Laurence Dumont, Jean-Paul Dupré, Marie-Hélène Fabre, Oliver Falorni, Richard Ferrand, Christian Franqueville, Jacqueline Fraysse, Jean-Marc Germain, Joël Giraud, Linda Gourjade, Édith Gueugneau, Chantel Guittet, Gilda Hobert, Françoise Imbert, Chaynesse Khirouni, Conchita Lacuey, Michel Lesage, Viviane Le Dissez, Annick Le Loch, Annick Lepetit, Marie-Thérèse Le Roy, Martine Lignières-Cassou, Lucette Lousteau, Véronique Massonneau, Jean-René Marsac, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Philippe Naillet, Philippe Noguès, Maud Olivier, Monique Orphé, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Régine Povéda, Christophe Premat, Monique Rabin, Marie-Line Reynaud, Frédéric Roig, Marcel Rogemont, Gwendal Rouillard, Alain Rousset, Gilles Savary, Sylvie Tolmont, Catherine Troallic, Jean Michel Villaum.