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7 Jan 2016

Voeux du Président de la République aux forces de sécurité

En ce début d’année, j’adresse à chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de paix. Nous commençons 2016 en pensant à 2015 et nous espérons tous que notre pays ne subira plus les tragédies qu’il a traversé. Plus que jamais, la France et Paris sont debout. Plus que jamais, vous pouvez compter sur nous.

Je vous propose de retrouver ci dessous le discours de François Hollande aux forces de sécurité, prononcé à la Préfecture de police de Paris.

 » Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames, Messieurs les Ministres, Madame la Maire de Paris,
Mesdames, Messieurs parlementaires et élus,

Mesdames, Messieurs,
Nous voici à nouveau réunis dans cette cour, la cour de la préfecture de Police. Ce lieu marqué par l’histoire, là où ont débuté, il y a plus de 70 ans, les combats pour la libération de notre capitale. Là où nous étions rassemblés il y a un an, pour rendre hommage aux policiers abattus par les terroristes, ceux-là même qui avaient commis les lâches attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher.

Nous nous retrouvons aujourd’hui deux mois après les actes de guerre perpétrés à Saint-Denis, à Paris, qui ont provoqué la mort de 130 personnes et meurtri dans leur chair de nombreux blessés.

A chaque fois, ce sont des policiers, des gendarmes, qui ont fait face pour neutraliser les assassins, protéger nos compatriotes et secourir grâce aux sapeurs-pompiers les victimes.
C’est pourquoi cette cérémonie est d’abord placée sous le signe de la gratitude et du souvenir. Elle s’adresse en premier lieu aux policiers tombés les 7 et 8 janvier de l’année dernière. Le brigadier Clarissa JEAN-PHILIPPE, frappée mortellement à Montrouge à l’âge de 26 ans, le lieutenant Franck BRINSOLARO assassiné à l’âge de 48 ans alors qu’il tentait de protéger l’équipe de Charlie Hebdo, le lieutenant Ahmed MERABET tué à l’âge de 40 ans, alors qu’il s’efforçait d’empêcher les terroristes de fuir. Trois policiers qui représentaient la diversité des origines des parcours, des métiers, des missions, des forces de sécurité de notre pays.

Je l’affirme une nouvelle fois ici, nous ne les oublierons jamais. Ils sont morts pour que nous puissions vivre libres. Aujourd’hui, je veux exprimer la reconnaissance de la Nation à ceux qui ont pris en janvier, comme en novembre tous les risques pour affronter des ennemis déterminés à tuer et à tuer par tous moyens.

Gendarmes du GIGN, qui ont mis un terme à la cavale des frères KOUACHI, le 9 janvier à Dammartin-en-Goële, policiers du RAID et de la BRI qui ont mis hors d’état de nuire le terroriste qui retenait 40 personnes en otage dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes et qui encore en novembre ont mené l’assaut à Saint-Denis pour empêcher que de nouveaux attentats soient commis.

Je pense aux policiers qui se sont portés au devant du danger au Bataclan, munis de leur seule arme de poing, avant d’être rejoints par les unités spécialisées, lesquelles sont parvenues à libérer les 12 otages et à neutraliser les deux derniers terroristes qui les retenaient.

Je veux évoquer les sapeurs-pompiers, les services d’urgence, la protection civile qui cette nuit-là ont sauvé des vies, soulagé la souffrance des blessés et apporté aux survivants traumatisés l’écoute et le soutien dont ils avaient besoin.
Mais au-delà de ces actes de bravoure, dans ces circonstances tragiques, je tiens à saluer les policiers, les gendarmes, les militaires qui chaque jour, chaque nuit, patrouillent dans nos rues, assurent la surveillance des bâtiments publics, des lieux de culte, des écoles, des gares, des aéroports. Un travail admirable, patient, obstiné, indispensable, comme celui des spécialistes du renseignement qui préviennent de possibles attentats. Comme l’activité des officiers de police judiciaire qui procèdent aux interpellations des individus suspects sous le contrôle du juge. Je n’oublie pas les douaniers qui luttent sans relâche contre les trafics.

Mesdames et Messieurs, vous qui les représentez ici, dans cette cour, je vous exprime ma confiance. Vous connaissez celle des français, parce que vous les protégez, ils vous l’ont témoigné tout au long des cortèges le 11 janvier à Paris et dans toutes les villes de France.

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