1 Déc 2015

Point presse à l’Assemblée nationale

Ce point presse intervient un jour après l’ouverture de la conférence sur le Climat, ce qui n’empêche pas l’activité parlementaire de suivre son cours.

COP 21

Le sommet de Paris est un rendez-vous d’espérance pour le monde et de solidarité pour la France.

La présence de 150 chefs d’états dans notre capitale pour signer ce qui pourrait être le premier accord mondial jamais conclu, c’est la preuve que la France est un pays apprécié, respecté et influent dans l’ordre mondial.

Cela doit être un motif de fierté pour les Français. Si la conférence est un succès, elle le devra en grande partie au Président de la République et au Gouvernement qui depuis 3 ans ne ménagent pas leurs efforts.

Je ne reviens pas sur les enjeux, vous les connaissez tous, je rappelle juste que c’est par la solidarité que nous aboutirons à un accord :

Solidarité des pays du nord envers les pays du sud avec la mise en place d’un fonds de soutien de 100 milliards de dollars indispensable pour encourager les initiatives écologiques des pays en voie de développement ;

Solidarité de nos générations envers les générations futures en faisant tout pour limiter le réchauffement climatique à 2°. Cela passe par un accord contraignant et une clause de révision pour renforcer tous les 5 ans nos engagements de baisse d’émission de gaz à effets de serre.

Enfin, je veux conclure sur ce point en disant notre colère contre les casseurs  de la place de la République, mais aussi contre ceux qui les défendent et incriminent l’état d’urgence :

On ne peut pas se payer le luxe d’avoir des casseurs en plein Paris alors que les forces de l’ordre sont mobilisées dans le cadre de l’Etat d’urgence et de la COP 21.

Lorsque l’on se rend cagoulé dans une manifestation, lorsque l’on saccage le mémorial des attentats,  ce n’est ni pour défendre la liberté d’expression, ni pour défendre l’écologie.

Ceux qui ont des agissements aussi violents n’ont rien à voir avec les militants écologistes. Ceux qui agissent ainsi sont déconnectés de l’époque dans laquelle ils vivent et des attentes des Français. Le fascisme, c’est Daesh, ce n’est pas l’Etat.

En modernisant la loi de 1955, avons avons instauré un contrôle démocratique de ce régime d’exception.

J’en profite pour vous dire qu’une question sera posée à Bernard Cazeneuve cette après-midi à propos du contrôle par l’Assemblée nationale de l’Etat d’urgence et que par ailleurs, le Premier ministre reçoit cet après-midi tous les présidents des groupes politiques pour parler de ce sujet. Demain, Jean-Jacques Urvoas présentera à la commission des lois les mesures concernant ce contrôle parlementaire. Cette communication sera retransmise en direct sur le site de l’Assemblée.

Elections régionales

Nous avons maintenant une seconde urgence, ce sont bien entendu les Régionales de dimanche. Le premier enjeu de ce scrutin sera de défendre des bilans et de mettre en valeur des projets. Et la gauche a de quoi faire campagne au regard de ce qu’elle a réalisé en matière de transports, d’aménagement du territoire ou de formation professionnelle… Ce que propose aujourd’hui la droite sur ces sujets relève davantage du gadget et de l’insignifiant que du programme politique.

La responsabilité de la gauche dans ces élections, c’est de renforcer la cohésion du pays face au parti de la peur et de la division. Dans les régions comme au Gouvernement, c’est la gauche qui assure la protection des Français, c’est nous qui renforçons les droits sociaux et rénovons le contrat social, c’est nous qui renforçons les services publics… Toutes ces politiques, la droite et l’extrême droite veulent les défaire. Et je veux le dire ici avec force, le risque du vote FN, c’est de semer la division et la discorde dans la communauté nationale au moment où les Français aspirent à l’unité.

 Loi santé

Un mot sur l’actualité parlementaire. Nous avons adopté hier en lecture définitive le Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale 2016 (PLFSS) et nous voterons cet après-midi la loi santé en nouvelle lecture. Ces deux textes forment le corpus de notre politique de santé. D’un côté, le rétablissement financier, de l’autre, l’adaptation de notre système de protection sociale aux besoins de la société.

Le PLFSS voté hier participe de cette démarche. En 2016, les déficits de l’assurance maladie auront été divisés par 2 par rapport à 2011. Une gestion rigoureuse, est la marque de notre politique.

L’autre marque de cette politique de gauche, c’est que le redressement des comptes s’opère sans rogner 1 centime sur la couverture des Français. Bien au contraire, nous l’améliorons significativement. Encore cet après-midi avec la loi santé qui va apporter des progrès considérables dans la vie quotidienne : le 1/3 payant, l’action de groupe, le développement de réseaux de soins dans les déserts médicaux, l’encadrement des dépassements d’honoraires à l’hôpital, le droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer, une prévention renforcée contre les addictions au tabac… Avec cette loi, nous adaptons notre système de soins aux nouveaux besoins de nos concitoyens.

Proposition de loi du groupe Les Républicains 

Nous ne pouvions pas voter en l’état la commission d’enquête sur le financement de Daesch, demandé par Jean-Frederic Poisson.

Nous avons proposé en conférence des Présidents une mission d’information dont le champ sera plus large, « les moyens d’action de Daesch ». Cette mission d’information regroupera plusieurs députés de différentes commissions et sera composé de 30 parlementaires dont 15 de notre groupe.