27 Oct 2015

Conférence de presse

Lors de ce point presse je suis revenue sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale et les chiffres du chômage du mois de septembre et les annonces du Premier ministre en direction des banlieues.

Mais avant toute chose, les députés de mon groupe se joignent à l’hommage national qui est rendu aujourd’hui aux victimes de l’accident de Puisseguin. Nous partageons la douleur des familles et leur transmettons toute notre solidarité.

Chiffres du chômage

Les bons chiffres du chômage confirment ce que tous les indicateurs pointaient depuis plusieurs mois : la reprise est là. Cette amélioration de la situation économique, qui se traduit aujourd’hui sur le front de l’emploi, est le résultat d’une politique constante dans ses choix, constante dans ses réformes. C’est la preuve que la persévérance paie !

Cette tendance à la baisse doit s’inscrire dans la durée. Les initiatives annoncées sur la formation, le code du travail, la lutte contre le chômage de longue durée, l’économie numérique vont contribuer à accélérer cette décrue.

Enfin, la baisse du chômage devrait être un motif de satisfaction pour tout le monde. Nos opposants qui dénoncent une baisse en trompe l’œil sont des borgnes. Un peu de fair-play ne fait pas de mal en politique ! Lorsque nous engrangeons une victoire sur le front de l’emploi, ce sont les Français qui en bénéficient, et cela devrait être un encouragement pour tous les responsables politiques.

Financement de la sécurité sociale

En ce qui concerne l’actualité parlementaire, nous votons cet après-midi le budget de la sécurité sociale. Je ne reviendrai pas sur le détail des mesures de ce PLFSS, vous les connaissez toutes. Ce que je veux dire, c’est que nous sommes en train de sauver la sécurité sociale.

Quand nous sommes arrivés au pouvoir, les comptes de la sécu étaient dans le rouge très vif, avec un déficit record de 30 Mds € en 2011. Grâce à ce budget, nous allons passer sous la barre des 10 Mds €, soit une diminution par 3 du déficit de la sécu en l’espace de 5 ans.

Chacune des branches est en train de se redresser. Certaines sont même en excédent. C’est le cas pour la branche vieillesse (+ 500 millions) et la branche accidents du travail/maladies professionnelles (+500 millions).

Ce rétablissement est durable parce qu’il repose pour la première fois sur des réformes de structure. C’est la réforme des parcours de soins, c’est la réforme de la politique familiale, c’est la réforme des retraites.

Mais surtout, et c’est un motif de fierté pour nous, ce rétablissement s’opère sans rogner 1 centime sur la couverture des Français. Notre projet de loi de finance sur la sécurité sociale, c’est à la fois l’équilibre des comptes et l’amélioration des droits pour tous les Français.

Ce rétablissement, nous l’opérons parce que nous pensons que la solidarité entre les salariés, entre les générations, entre les actifs est bien supérieure au régime d’assurances privées. Et c’est un grand débat qui nous oppose à la droite et à l’extrême-droite. Nous croyons en ce modèle. Elles, elles veulent l’abattre.

En direction des banlieues

Dernier point, j’aimerais qu’on en finisse avec le masochisme national vis-à-vis des banlieues. La visite et les annonces du Gouvernement hier aux Mureaux le rappellent : la République n’abandonne aucun territoire. Elle n’oublie aucun citoyen. La France est l’un des pays qui consacre le plus de moyens au maillage de son territoire et à sa politique de la ville. Bien sûr, ces politiques mettent du temps à produire leurs effets mais elles marchent. Des villes comme Montfermeil ou Clichy-sous-Bois connaissent de véritables métamorphoses et sont des exemples pour l’action publique locale.

Le dire, ce n’est pas oublier que trop de quartiers, trop de villes sont encore à la dérive. Le 1er ministre l’a dit hier avec force. Nous ne lâcherons rien ; sur la reconquête de ces quartiers, sur le civisme, sur la nécessité absolue du brassage social.

Le point d’étape et les mesures qui ont été annoncées par Manuel Valls vont toutes dans ce sens… brassage social, égalité des chances, fermeté républicaine. Le Gouvernement a notre soutien pour avancer dans cette direction.