7 Juil 2015

Point presse

IMG_0150

Les conséquences du référendum grec

Ce point presse sera, comme vous le pressentez, largement consacré au référendum en Grèce et à ses conséquences.

Le groupe socialiste prend acte résultat du référendum. Ce NON, n’est pas un rejet de l’Europe et de ses idéaux, ni même la volonté de quitter la zone euro, c’est un NON à l’austérité et les européens doivent l’entendre.

Le résultat du référendum donne raison à François Hollande et à la position qui est celle de la France depuis le début des négociations. La Grèce doit rester dans la zone euro.

Son départ alimenterait les spéculations sur une éventuelle dislocation de l’eurozone et affaiblirait durablement notre monnaie.

Nous souhaitons que soit trouver un accord global et pérenne qui d’un côté passe par des réformes structurelles pour bâtir un état moderne, et de l’autre la nécessité de restructurer la dette qui asphyxie depuis trop longtemps l’économie grecque.

Je veux rappeler aux états qui aujourd’hui souhaitent la sortie de la Grèce, que tous les Etats, eux compris, ont bénéficié de cette solidarité, de la puissance de la monnaie unique. Il faut que chacun apprenne à regarder au-dessus de ses intérêts particuliers. Le sens de l’histoire européenne, c’est plus de solidarité et plus d’intégration, pas la dislocation.

Ce sens de l’histoire, c’est ce qui manque aux dirigeants de la droite qui à longueur de déclarations militent pour sortir la Grèce de l’euro. Leur projet pour l’Europe, c’est le même que celui qu’ils nourrissent au plan national : se débarrasser des plus pauvre et en finir avec la solidarité. On savait les notions de cohésion et de solidarité absentes des préoccupations de la droite mais tout de même où est passé leur esprit de responsabilité ? La droite a-t-elle à ce point perdu la tête pour nous proposer un grand saut dans l’inconnu ? Perdre un Etat-membre, ce serait jeter le discrédit sur la monnaie unique, ce serait s’affaiblir durablement dans le concert international, ce serait encourager le départ de l’Angleterre, ce serait ouvrir la porte à tous les extrémismes qui, en France et en Europe, veulent en finir avec la construction européenne.  

Car c’est bien cette question que nous devons trancher aujourd’hui. La problématique n’est pas comptable, elle est politique. L’Europe veut-elle avancer dans un esprit de solidarité et de responsabilité comme elle l’a toujours fait ou souhaite-t-elle porter un coup d’arrêt à la dynamique qui la porte ? Souhaite-t-elle entrer dans une période de repli et de chacun pour soi ? Ou souhaite-t-elle relever la tête et trouver une issue salutaire à cette crise ? Nous sommes persuadés qu’un dénouement favorable est possible si cette crise permet de réparer les malfaçons de l’Europe : par exemple en mutualisant les dettes, en se dotant d’un vrai budget européen et d’un gouvernement économique européen. C’est dans ces circonstances que se révèlent les grands dirigeants et nous apportons tout notre soutien à François Hollande pour faire entendre la voix de la France dans le sommet de la zone euro de ce soir.

Baisse de la dépense publique et progrès social

Régler la crise grecque c’est aussi accélérer la reprise de la croissance qui est en train de s’opérer en France et en Europe.

La loi de règlement du budget 2014, votée hier, a montré que la France rempli ses engagements et ses objectifs : nous avons à la fois réduit le déficit par la baisse des dépenses publiques tout en permettant de financer nos priorités : l’Education, la Justice, la Sécurité mais aussi la Défense qui verra ses crédits augmenter pour permettre à nos armées d’assurer les missions qui leur ont été assignées.

Cette politique de réforme c’est aussi le progrès social avec la loi sur le dialogue social, de retour dans l’hémicycle, une grande réforme de structure, qui remet de l’ordre dans notre modèle social avec rappelons-le :

– La création du compte activité qui va fonder la sécurité sociale professionnelle demandée depuis 30 ans par le monde du travail.

– La prime activité qui soutient l’insertion dans le travail et le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes.

– La création de la délégation unique du personnel qui va créer une instance de négociation très puissante pour les salariés et leurs syndicats.

– La reconnaissance dans la loi du statut des intermittents qui participe à la richesse culturelle de notre pays.

 C’est tout le sens de notre action. Consolider les systèmes vacillants et créer les protections de demain qui permettront à la France de rester un moteur en Europe et dans le monde.