3 Sep 2014

Conférence de presse de rentrée à l’Assemblée nationale

2014-09-03 17 16 27La session parlementaire

Très heureuse de vous retrouver. D’abord pour vous donner deux informations ou plutôt deux confirmations : 

1/ La confirmation que le Premier ministre engagera la confiance du gouvernement le mardi 16 septembre avec un vote, après son discours de politique général.

2/ Le remplacement des traditionnelles journées parlementaires par un séminaire du groupe à huis-clos qui se tiendra l’après-midi du 15 et la matinée du 16 à l’Assemblée nationale. Nous vous en rendrons compte lors de notre point de presse du mardi.

Mais sans attendre, je veux vous dire l’état d’esprit du groupe et sa détermination à clore cette séance de psychanalyse à ciel ouvert qui n’a que trop duré. Ni divan, ni diva. Cette session sera celle des réformateurs. Les députés socialistes répondront aux grands défis qui se posent à la France : la confiance, la croissance, les réformes sociales, le projet éducatif, la dégradation de la situation internationale. Sur chacun de ses enjeux, notre majorité sera au rendez-vous. C’est la base de la confiance.


La confiance

 Le redressement est une entreprise de longue haleine qui a besoin de constance et de stabilité. La décision du Premier ministre d’engager sa responsabilité sur son programme de travail exprime cette volonté d’assumer fermement notre ligne réformatrice. Nous ferons la démonstration qu’elle dispose du soutien non seulement de la majorité mais aussi des forces vives de la Nation. C’est en donnant aux Français l’envie de se battre au coude à coude que nous sortirons le pays de son attentisme et que réussirons à faire repartir la machine économique. C’est notre deuxième défi, celui de la croissance.


Nous avons enclenché le démarreur avec le vote du pacte de responsabilité cet été et qui va produire ses effets pour peu que les entreprises jouent le jeu et renvoient l’ascenseur aux Français comme elles s’y sont engagées. Mais on ne peut s’arrêter là. La stagnation de la croissance au premier semestre montre l’impérieuse nécessité de s’attaquer plus fort et plus vite à tout ce qui bloque la reprise du marché du travail. Le programme de réformes que soumettra  Manuel Valls au Parlement a notre soutien parce qu’il a le mérite de traiter en profondeur les grands points de faiblesse de notre économie : le sous-investissement, le niveau trop élevé des impôts, la rigidité de nombreuses normes, l’inflation des dépenses de fonctionnement.

 Un mot sur la procédure des ordonnances : le Parlement légifèrera sur tout, seule la simplification des normes, la simplification réglementaire, sera concernée par la procédure d’ordonnance.

 Quand à la question de l’ouverture des magasins le dimanche, elle fera l’objet d’un débat législatif.


Le défi des réformes sociales

 Nous demandons également au gouvernement de prendre garde aux effets d’annonce hâtifs et mal maîtrisés qui peuvent perturber l’acceptation des réformes sociales que nous avons entreprises. C’est le cas de la polémique sur le contrôle des chômeurs. Le ministre du travail est dans son rôle quand il rappelle qu’une protection sociale solidaire repose sur des droits et des devoirs et qu’il est de sa responsabilité de combattre les fraudes et les abus. Mais il est impossible d’accréditer l’idée que notre politique de l’emploi se résume à cette dimension. La responsabilisation, oui, mais la stigmatisation, non.

Le défi de nos réformes sociales c’est de mettre en concordance nos principes de justice et d’efficacité. Le défi de nos réformes sociales c’est de réformer des protections qui ne marchent plus pour en construire de nouvelles qui soient plus efficaces et plus justes. Par exemple, les droits rechargeables pour les chômeurs, le compte pénibilité ou la première loi que nous allons examiner la semaine prochaine pour adapter la société au vieillissement, qui est un bon symbole de cette ambition. 

 

La bonne nouvelle de la semaine : la bonne rentrée scolaire

Cette rentrée scolaire réussie a été marquée par trois bonnes nouvelles. La première est l’annonce par le président de la République d’un grand plan numérique pour l’école qui va permettre à l’Education nationale de rattraper son retard tant en matière d’équipement, d’organisation que d’enseignement.

 La deuxième est l’entrée en vigueur des nouveaux rythmes scolaires dans toutes les communes de France. Il est évidemment trop tôt pour tirer un bilan définitif et cette première journée d’activités périscolaire sera un test. Mais une chose est d’ores et déjà certaine. Les tentatives de sabotage orchestrées par certains maires de droite ont échoué. Les maires hors la loi devraient être démis de leurs fonctions. La quasi-totalité des écoles de France sont passées sans problèmes majeurs à la semaine de quatre jours et demi. Sans doute y-a-t-il ici où là des applications discutables mais dans quelques mois cette polémique aura disparu. On le doit à la fermeté du gouvernement qui a toujours fait prévaloir la qualité de l’enseignement et l’intérêt des élèves.

La troisième bonne nouvelle, c’est le recrutement de 20000 professeurs qui a permis de faire face à l’augmentation des effectifs et l’entrée en fonction des premiers enseignants qui ont bénéficié d’une formation professionnelle. La refondation de l’école lancée par le président de la République est en train de produire ses premiers effets bénéfiques.