23 Juil 2013

AFP – Banlieues et islam : Lepetit (PS) reproche à Pécresse (UMP) des propos de 2005

Annick Lepetit, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée, a reproché mardi à Valérie Pécresse (UMP) d’avoir jugé « normal » en 2005 le recours à une « fatwa » pour appeler les jeunes des banlieues au calme.

 

Valérie Pécresse, alors porte-parole de l’UMP, avait approuvé une fatwa lancée par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) contre les violences dans les banlieues, en proie à des émeutes.
Annick Lepetit, députée de Paris, a accusé, lors d’un point de presse, « les dirigeants de la droite et de l’extrême droite d’avoir déversé un torrent de boue » après les violences à Trappes, et s’en est pris en particulier à Valérie Pécresse, qui a appelé mardi matin le gouvernement à « un message d’intransigeance et de fermeté ».
« Je vais peut-être rafraîchir la mémoire de Mme Pécresse. J’avais gardé en souvenir les propos qu’elle avait déclaré en 2005 au sujet des émeutes en banlieue, je les ai retrouvés, elle était porte-parole de l’UMP, et, à l’époque, elle avait déclaré qu’il était normal que l’UOIF utilise la fatwa pour appeler les jeunes au calme dans les banlieues. Qu’elle ne vienne donc pas nous parler de la République qui recule, car des propos comme cela n’ont pas arrangé la République loin s’en faut », a déclaré Mme Lepetit.
« Avec ce gouvernement, la loi de la République ne se négocie pas, même lorsque ces lois ont été faites par l’ancienne majorité. J’en profite pour répondre à Valérie Pécresse qui accuse le gouvernement de laxisme. Je veux lui rappeler que toutes les lois aujourd’hui en vigueur concernant la politique pénale ont été faites et votées par Nicolas Sarkozy et qu’elle les a soutenues », a-t-elle aussi déclaré.
Valérie Pécresse avait jugé « normal », le 7 novembre 2005, que l’UOIF « utilise la fatwa pour appeler les jeunes au calme ». « Toutes les interventions qui peuvent faire respecter les lois de la République, d’où qu’elles viennent, sont des bonnes interventions (…) La laïcité de la République n’est pas la négation des religions. C’est l’exercice respectueux de chaque religion. Pour faire passer leur message, les prêtres utilisent le sermon, l’UOIF utilise la fatwa », avait-elle ajouté.