18 Fév 2010

LES DEPUTES SOCIALISTES AUX AVANTS GARDES DU COMBAT POUR LE DROIT DES FEMMES

Forts des combats pour le droit des femmes que la gauche a mené, les députés socialistes vont porter à compter de demain et pour plusieurs semaines des initiatives parlementaires en faveur du droit des femmes.Dès aujourd’hui, nous allons défendre une résolution pour que le Gouvernement puisse présenter au Parlement un rapport recensant les dispositions législatives et réglementaires des 27 Etats membres de l’UE, les plus progressistes à l’égard des femmes. Cette démarche permettrait de mettre sur la table tous les obstacles à l’égalité femmes/hommes, en comparant la législation française avec celle des 26 autres Etats de l’Union Européenne. Malheureusement, ce combat qui devrait etre partagé par un grand nombre de politiques ne l’est pas. Jean-François Coppé nous apprend que
l’UMP ne votera pas cette résolution. La frilosité du chef des députés UMP pour faire réellement avancer le droit des femmes est inquiétante.

Elle est d’autant plus préoccupante que la Grande Cause de l’année 2010 est la lutte contre les violences faites aux femmes. L’occasion nous est donnée de briser ce tabou et d’envisager de réelles mesures législatives. C’est pourquoi je soutiendrai la proposition de loi de Danielle Bousquet (PS) et de Guy Geoffroy (UMP), qui vise à apporter une meilleure protection pour les femmes victimes de violences, notamment par la création d’une « ordonnance de protection des victimes », délivrée par le juge aux affaires familiales, qui interviendrait avant même le dépôt de plainte. Lorsque l’on sait la difficulté pour les femmes de porter plainte, cette initiative peut être vitale, alors même que dans notre pays, une femme sur dix est victime de violences conjugales au cours de sa vie.

Se battre pour le droit des femmes, c’est aussi se battre pour réunir les conditions d’émancipation pour les femmes. Ainsi, nous présenterons un texte le 25 mars prochain, afin de moderniser le congé maternité et les conditions d’exercice de la parentalité, afin de se rapprocher du modèle suédois, en avance sur les questions féministes. Enfin, nous proposerons de durcir les sanctions financières, afin d’obliger les partis politiques à respecter le principe de parité. Mais le chemin est encore long : il n’y a pas plus de 20% de femmes à l’Assemblée Nationale…

On ne peut plus faire la politique de l’autruche, et attendre en espérant que les femmes se tairont et ne revendiqueront plus rien. Le droit des femmes, c’est un véritable combat social, favorable pour l’ensemble de la population. Encore faut-il avoir l’audace de le mener…