18 Fév 2010

LES CONTRADICTIONS DE LUC CHATEL, MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE

En réponse aux inquiétudes légitimes des enseignants face aux intrusions et aux actes de violence à l’encontre des élèves dans les lycées de la région parisienne, le Ministre de l’Education nationale propose des équipes mobiles de sécurité. Cependant il continue de réduire les effectifs en supprimant des postes d’éducateurs, d’assistantes sociales, d’infirmières, de surveillants, d’enseignants… En réduisant la présence d’adultes spécialisés dans les établissements scolaires, le gouvernement se refuse à traiter les problèmes de fond et à prendre en compte les conséquences de sa propre politique.

Le ministre Luc Chatel semble osciller entre « on ne peut pas mettre un policier derrière chaque élève », ce que personne ne lui demande, et répéter que « la bonne solution est d’augmenter les référents police-gendarmerie ».

S’il n’y a pas de solution « miracle », en revanche il y a urgence à comprendre ce qu’il se passe. Afin d’éviter que ce qui reste marginal aujourd’hui, à savoir les actes d’extrême violence, devienne une habitude demain.