15 Juin 2003

ÉDUCATION

Annick Lepetit s’est adressée au ministre de l’Education Nationale au sujet du nouveau mode de répartition des heures d’enseignements dans les collèges du 18e arrondissement.

Mme Annick Lepetit attire l’attention de M. le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche sur le nouveau mode de répartition des heures d’enseignement attribuées aux collèges, décidé par le rectorat et programmé pour la rentrée scolaire 2003, qui va pénaliser huit sur dix établissements du 18e arrondissement de Paris, en particulier les collèges Hector Berlioz, Georges Clemenceau, Marie Curie, Marx Dormoy, Hébert, Yvonne Le Tac, Gérard Philipe et Maurice Utrillo, qui subiront tous une perte sensible de leurs heures d’enseignement. D’après l’académie de Paris, ces nouvelles dispositions viseraient à accroître, via une répartition plus équitable des moyens, l’aide apportée aux collèges connaissant le plus grand nombre de problèmes. C’est au contraire à une remise en cause de nombreux projets d’établissements que conduira ce nouveau mode de distribution de la dotation horaire globale. Cette redistribution à niveau constant des moyens existants, qui ne tiendra pas compte du classement ZEP (zone d’éducation prioritaire), entraînera de facto une baisse du nombre d’heures d’enseignement là où les besoins sont les plus importants. Loin d’atteindre l’objectif d’équité revendiqué, la mesure provoque un sentiment d’injustice chez les parents, les enseignants et les élus, qui voient l’action éducative et pédagogique mise en cause et la réussite des enfants menacée. C’est pourquoi elle demande à M. le ministre de l’éducation nationale quelle mesure il compte prendre pour corriger ce projet qui pénalise lourdement les établissements du second degré du 18e ?